Nous utiliserons un nouveau mode de communication, basé sur la correspondance, la relation profonde entre les mots et les images.
Pour cela, nous n'hésiterons pas à utiliser toute les images à notre disposition : des images parfois émouvantes, parfois choquantes, parfois cruelles."
Voila les mots prononcés par N.Sarkozy lors de son discours à l'Elysée. Il a réaffirmé son envie de bouleverser les habitudes, et d'adopter une politique engagée : "J'ai envie de tout casser. Les gauchistes, ça va cinq minutes."
Pour cela, à peine quelques semaines après avoir élaboré une nouvelle équipe, il décide de changer à nouveau ses hommes de main. Sans demi-mesure. Retour sur quelques réformes.
Au ministère de la justice, c'en est fini pour Rachida Dati. Sarkozy s'est d'ailleurs montré très ferme : "J'avais hésite à mettre une femme dans le gouvernement. Et puis faut pas oublier qu'elle avait pris la sale habitude de manger avec les mains."C'est donc un parfait inconnu qui le remplace, en la présence de Cacace. Surnommé Cacace par ses pairs, ses amis ont pris l'habitude de l'appeller affectueusement Cacace. Une rumeur dit d'ailleurs que même ses parents l'appellent Cacace.
Reputé pour son sérieux, sa discrétion et son assiduité, il est bien décidé à se montrer efficace dès les premiers jours. Sarkozy ne tarie d'ailleurs pas d'éloge à son égard : "Bon, le problème c'est qu'il dit toujours "à poil" ou "on baise", alors dans les relations étrangères ça fait pas très sérieux. Mais bon, ça sera plutôt d'actualité dans les prisons."
Bernard Kouchner a été viré aujourd'hui. Après de bons et loyaux services, il a été remercié et remplacé par Total. La séparation entre les deux hommes s'est mal passée. Sarkozy regrette visiblement sa politique d'ouverture : "Le mec il est de gauche, tu le mets dans ton gouvernements, tu lui offres un voyage tout frais payés au Liban, et en plus il est même pas capable d'être reconaissant. Bon, c'est vrai que le Liban c'est pas très bandant, mais c'est mieux que rien hein."
Total est bien décidé à changer les choses en offrant des solutions concrètes. Il propose "d'arrêter les guerres dans le monde, et d'offrir des fleurs à tous les enfants". Quand on lui parle du Darfour, il se montre tranchant : "C'est pas normal ce qu'il se passe là-bas. Il faut multiplier les poubelles dans tous le pays, on peut pas laisser les corps traîner comme ça."
On croyait que Christine Lagarde allait échapper à l'hécatombe, il n'en fut rien. Sarkozy s'est montré assez franc : "De toute manière personne connait son nom, alors elle ou un autre.." C'est donc Julien qui va se coller à la lourde tâche de lui succéder au ministère de l'emploi. Lourde tâche, effectivement, car c'est sans doute un des dossiers primordiaux de cette campagne. Sarkozy a voulu être proche du peuple en nommant ce jeune ministre.
En effet, Julien se lève à 6h00 tous les matins pour travailler dans un dépôt. "J'me lève à 6h00. Ensuite, je mets des fringues dans des cartons, et je dois les trier par paquet de douze. Parfois j'ai des variantes, couture ou pas couture sur les caleçons. Une fois j'me suis pris une tarte par Estelle parce que j'avais mal trié, j'te dis pas la galère. Ensuite, j'vais souvent boire une bière avec mes potes dans un bar, et tout ça sans me doucher. J'suis un gars de la rue. Il m'arrive parfois de tenir trois à quatre jours sans me laver. Et puis, quand j'étais môme, j'ai vécu pendant six mois dans un sous-sol. Depuis, j'me sens proche de la France d'en bas."
Répondant aux questions qui lui étaient adressées, Julien a déclaré "vouloir baisser le chômage", et pour cela il envisage "d'augmenter le nombre de travailleurs".
Autre dossier bouillant, sans mauvais jeux de mots, le dossier de l'écologie. C'est Borloo qui fait les frais de la montée en puissance de Maxence, alias Foufou. Sarkozy est très enchanté de travailler avec Maxence : "Ce garçon a une énergie débordante. Quand il parle on a l'impression qu'il crache du feu." Reconnu pour sa timidité et sa résistance à l'alcool, il est surtout apprecié pour son comportement irréprochable vis à vis de la loi. A peine arrivé, Maxence a déja organisé une réunion d'urgence avec les principaux ministres. Et il a vivement critiqué l'initiative du Vélib', organisé par le maire homosexuel de Paris : "Le Vélib, c'est un truc de pédé. C'est pas avec dix vélos qu'on va lutter contre le réchauffement climatique." Et donc à Maxence de proposer des solutions concrètes. Ce qu'il fit aussitôt : "Le problème, c'est la voiture. La voiture, c'est le principal responsable de la pollution. Pour réduire le nombre de voiture, je vais augmenter la difficulté du permis de conduire. Désormais il y aura trois épreuves : la première sera théorique, elle comportera une centaine de questions, la deuxième sera pratique et consistera à tester les capacités du conducteur dans les conditions extrêmes, et la troisième sera une sorte de "droit de veto" au cas où le candidat a réussi les deux premières. Ainsi on va réduire de 95% la réussite au permis, donc d'ici une dizaine d'années on aura moins de voiture."
Lors d'une conférence, un jeune étudiant l'alerte sur la fonte des glaciers en Arctique : "Monsieur le ministre, on retrouve des ours polaires noyés, fatigués d'avoir nagé durant trop longtemps sans trouver de la glace." Réponse immédiate de l'interéssé : "Je suis bien conscient du problème. D'ici cinq ans nous comptons envoyer des centaines de bouées dans l'Arctique pour aider les ours polaires. De plus nous développons actuellement un projet avec la Croix Rouge pour moderniser les premiers soins respiratoires à effectuer sur ces ours."
Un jeune étudiant lui reprocha de se détourner des vrais problèmes, ce à quoi il rétorqua : "Tu vas aller te raser les cheveux, te percer les boutons, enlever les badges des Red Hot sur ton sac, t'acheter une personnalité et éviter de nous casser les couilles avec tes remarques d'écologiste. Si t'as d'autres suggestions, hésite pas à la fermer." Bref, des débuts convaincants.
Enfin, c'est Brice Hortefeu qui a été placé sur un siège éjectable. C'est un dénommé Bébert qui le remplace, avec d'ailleurs un certain plaisir : "Avec un nom de famille comme ça, il peut aller se faire lécher par un caribou" déclarait-il hier avec délicatesse. Nouveau ministre de l'immigration, et donc nouvelle immigration. Bébert s'est déclaré "réticent à toute vague d'immigration humaine, mais favorable au développement des échanges commerciaux autour de la bière et des gateaux apéros". De plus, il réfléchit actuellement avec Total à certains projets, notamment l'indépendance de la Normandie. Bébert déclarait en effet tout à l'heure : "C'est une région où on aime bien boire et dire des conneries, et j'aime ça."
Voila où en sont les projets de notre président, et de sa nouvelle équipe. On attend bien sûr avec impatience les prochains jours pour voir comment évolue la situation.
C'était Romain, en direct de Saint-Pétersbourg, pour votre chaîne d'informations préférée.
